====== Oeuvres de divers bardes et conteurs ======
{{divers/img/man_medieval.jpg?120|Manuscrit}}
===== Aux chevaliers de BrumeVent =====
//**Par Aegypius**//
Bien que les armes soient notre joie\\
Que notre langue ne soit pas la dernière sortie\\
Envoyons au monde une voix\\
Qui saura montrer que nous avons de l'esprit\\
Dans nos fiers uniformes\\
Nous briserons l'injuste norme\\
Qui veut que hommes d'armes n'aient point de cervelle\\
Ou alors la taille de celle d'une hirondelle\\
Amis guerriers nous ferons\\
De notre splendide légion\\
Le corps célèbre et envié\\
Ou se joignent esprit et habileté\\
Quand à crier la poésie\\
Je ne sais si nous le pouvons\\
Car même en ce joyeux pays\\
Nous sommes durs sous nos blasons\\
===== Bouffonnerie : Prose en vers pour Ophandilia =====
//**Par HermesX**//
L'engoulevent frôle le rocher\\
La brume se lève\\
Tout s'efface...\\
Yoho, Yooho, Yoohoho---\\
Ici commence mon chant :\\
Dans ce pays humide où on ne voit que du blanc,\\
Où quand l'hiver est là le vent glace le sang,\\
Accroché au coteau\\
Il y a un château\\
Ceux qui vivent là haut l'appellent Brumevent.\\
Mais la brume est partout jusque dans les cerveaux;\\
La belle Orphandilia s'ennuie, c'est pas nouveau,\\
Entre un père fatigué qui ne dit pas un mot\\
Et le chef des gardes\\
Qui n'aime que les gaillard(e)s.\\
Elle se dit qu'une fête\\
Réveillerait la Bête\\
Qui dort en elle et qui voudrait un peu de sang,\\
Un peu de chaleur et puis surtout un amant.\\
Dans ses rêves cachés\\
Elle se voit s'enfuir\\
Avec un bel archer\\
Et se faire reluire.\\
La décision est prise : il sera annoncé\\
Un bal et un tournois pour les gens d'Odyssée\\
Et puis des poésies en veux tu en voilà\\
Ou un concours de prose dit Orphandilia.\\
De tous les coins du monde\\
Ils arrivent en nombre\\
Ils viennent à Brumevent les champions d'Odyssée\\
Mais c'est le sort qui décidera des décès.\\
Sans souci HermesX\\
Qui n'a qu'une idée fixe\\
Arrive lui aussi\\
Pour faire des poésies.\\
Qui sera le plus brave? Qui sera le plus beau?\\
Qui sera le pov'type qui gît dans l'caniveau?\\
Ils viennent à Brumevent les champions d'Odyssée\\
Mais c'est le sort qui décidera des décès.\\
Ce qui est sûr c'est que, vu l'état du gagnant,\\
Orphandilia dans'ra avec un steak saignant.\\
(spéciale dédicace à Bilbo pour la rime)\\
Quand tout sera fini, il faudra bien rentrer\\
à la Tour, la Fournaise, la Forêt ou la Baie.\\
Ici finit mon chant.\\
L'engoulevent frôlera le rocher\\
La brume se lèvera\\
Tout s'effacera.\\
Poésie réalisée à l'occasion d'un concours de poèmes s'étant déroulé en parallèle du premier tournoi de Brumevent.
===== Contine du coeur =====
//**Par Berkam (daté du 27 Septembre 2009)**//
[ Alors que l'aquilon du soir se lève et galope sans laisser de traces, les soupirs boisés de l'Invincible se font entendre.\\
Puis c'est une voix arrosée qui vient troubler la quiétude du port...entonnant un chant entrainant, gonflé de vigueur et de rhum:]
C'est nous ça, les gaillards d'avant !!\\
C'est nous qui sommes les ruffians !!\\
Ho-hisse et Ho ! Vire au guindeau !!\\
Ho-hisse-hooooooo ! Pavillon hauuuuut !
Tant que l'vent pousse la frégate,\\
'y a du bon temps pour les pirateeeees !!\\
Tant que la mer est par-dessouuus,\\
C'est l'corsaire qui tient l' bon bouuuuut !!!
Ho-hisse et Hooooo ! Vire au guindeauuu !!\\
Ho-hisse-hooo ! Pavillon haut !
Tant pis pour les yeux de ta mèreee,\\
Tant pis pour ta soeur et ton pèeeere !!\\
Tant mieux si tu deviens corsaireeeeeuh !!\\
Venera etait une putaiiin !!\\
Viens donc fréquenter les étoileeees,\\
Dormir dans l'ventre des voileeeees!!
Ho-hisse et Hooooo ! Vire au guindeauuu !!\\
Ho-hisse-hooo ! Pavillon haut !
[ ... Le chant se termine sur une violente quinte de toux suivit d'un puissant rire secouant huniers et basses voiles...]
===== Hymne à la boisson =====
//**Par Forane**//
O liquides enivrants,\\
Coulez dans nos gorges longtemps\\
Assouvissez nos profonds penchants,\\
De buveurs à l'appendice pendant!\\
Car seuls les soldats du Fort,\\
Savent vous accueillir dans leur corps,\\
Et vous chanter, tant ils adorent\\
votre compagnie jusqu'à leur mort.\\
Sert nous a boire Tavernier!\\
Les soldats du forts sont arrivés!\\
===== La Bataille de la plage =====
//**Par Héméra**//
Ô Damné en sursis, abaissez donc le sabre\\
Vos griffes ne tairont point notre rire macabre\\
D’ou vient cette rumeur ? Quel est ce brouhaha ?\\
Seriez vous effrayé ? Par qui ? Par nous ? Haha !
Debout, gardiens vaillants de cette mer sans age !\\
A l’unisson du glas, hurlons à l’abordage !\\
Nous revenons vengeur et sans l’aide d’un Calice\\
Vous mener tout tremblant au Royaume d’Hôrosis.
Mais avant qu’à son seuil vous laissiez l’espérance\\
Il me faut vous compter notre funeste errance.\\
Parvenus par vos soins sur cette plage sanglante\\
La lumière engloutie, semblait elle aveuglante ?
Sa fin fut trop injuste et pour droit de passage,\\
Je veux le nécromant, et tout son équipage\\
Aussi cesserez vous de hanter les sept mers\\
Quand claquera sur vous la porte des enfers !
===== La Marginale =====
//**Par Touffe de poils**//
A celle dont les multicolores haillons\\
Souvent observés, mais jamais raccommodés\\
N'ont que bien trop souvent étés déchiquetés\\
Sans que leurs maints agresseurs n'y prêtent attention\\
A celle dont le trop grand coeur déchiqueté\\
Attire a lui les compatissants animaux\\
Que sont les joyeux mais toujours prudents oiseaux\\
Qui bien vite sont par quelque chat effarouchés\\
A celle sans qui le tournoi ne serai fête\\
A celle qui debout se tient fièrement\\
A celle dont la douleur est l'indigne amant\\
A celle dont les archers ont l'image en tête\\
A celle de qui les qualités de courage\\
Sont a rappeler comme précieux adage\\
A toi malheureuse Cible de Brumevent\\
Dont le destin est de désigner un gagnant\\
===== La nuit (Ode à Hécate) =====
//**Par Sysyphe**//
Nuit que tu m’es douce. Tu es l’instant sacré où enfin seuls, nous sommes ensembles. Alors qu’au loin l’humanité sommeille, je peux laisser libre cours à mon chagrin, afin que d’une main chaleureuse tu le consoles, en l’emportant dans l’oubli passager d’un repos mérité.
Seulement le regret me consume, achevant de désoler ce désert morne, qui me ressemblait tant.
Nocturne amante, fidèle compagne, le crépuscule perce mon âme d’innombrables songes qui n’existent qu’au travers de vos ténèbres.
J’aspire à ce jour bienheureux où vous serez définitivement mienne, et qu’ensemble nous plongerons dans l’infinité glacée de votre couche, quand l’oubli sera nôtre à jamais...
===== La plume... ======
//**Par Sirven**//
//(Écrit le 02 Juin 2008 - Lieu : BoisDoré)//
[Peut être avez vous entendu un soir le géomancien
raconter cette histoire aux enfants ou bien à la
taverne. Si oui la voici!! si non et bien la voici
quand même car Sirven se fait vieux et il radote tout
le temps alors tôt ou tard vous l'entendrez!!!]
"Il était une fois un musicien rêveur, un jeune homme
dont je tairais le nom.\\
Son rêve était simple, pouvoir envouter son audience
par la musique. Son don naturel pour cet art de barde
faisait de lui un joueur déjà exceptionnel d’ocarina
(petite flute en terre). Mais le jeune humain en
voulais plus, il voulait être adulé par chacun, que
son nom brille plus que les étoiles au firmament. Il
voulait être vénèré comme Furrinus lui-même.
Son rêve tournait à l’obsession, chaque minute était
consacrée à travailler encore et encore. Cependant ses
pensées le rongeaient, il savait qu’il était le
meilleur mais il ne savait pas pourquoi les gens ne le
reconnaissaient pas à sa juste valeur. Fallait il qu’il
travaille encore, ou alors ces abrutis trop obsédés à
guerroyer chaque jour ne comprendraient ils jamais
son art ?
Un soir de pleine lune alors que le vent soufflait vers
l’est, le jeune homme se rendit dans le petit bois
derrière chez lui. Les nuits étaient chaudes à cette
période de l’année cependant ce soir je ne sais si
c’était du au vent d’ouest ou pas, la température
semblait être extrêmement basse. Nous marchâmes
longtemps, je dis « nous », car je le suivais. Le
chemin était humide, limite boueux par certains
moments. Plusieurs fois je craignais de me faire
surprendre mais il ne se retourna pas une seule fois.\\
Après bien trente minutes de marche, nous arrivâmes
enfin à notre destination.
C’était un petit lac entouré de peupliers dont la cime
était pliée par le vent. Le lac était sombre et lugubre
mais je pus voir arrimé à la berge une petite barque
rouge qui transforma ma vision de cette scène. Le bois
devint alors moins lugubre et, me calmant, je repris ma
filature là ou je l’avais laissé. A présent assis au
bord de l’eau, le petit prodigue commença à jouer un
air de flûte… euh pardon … d’ocarina. S’il m’entendait…\\
Enfin bon, il était là, envoutant. Toute la nature
semblait attentive, elle semblait l’écouter. La musique
dura quelques minutes puis, une plume tomba du ciel
pour se poser malgré le vent assez fort, délicatement à
la surface de l’eau. Ce qui me surprit le plus c’est
qu’à aucun moment, cette petite plume ne bougea, et ce
malgré le vent et les ondes créées par celui-ci. Elle
resta là, devant le musicien sans bouger. Il sembla ne
rien remarquer, il devait jouer les yeux fermés comme à
son habitude.
Le temps passait, la musique ne s’arrêtait pas. Je la
trouvais trop mélancolique je lui avais déjà dit mais
jamais il ne m’avait écouté ou même fait semblant. Il
disait que je n’y connaissais rien et il n’avait pas
tord.
Enfin le vent s’arrêta, la musique aussi. Je regardai
alors en direction de la plume et à ma grande surprise,
elle se rapprochait du bord du lac. A quelques mètres
de la rive la plume fit place à un petit halo de
lumière qui s’agrandit au fur et à mesure qu’il
approchait du rivage.\\
Le jeune homme se leva, fit quelques pas en arrière
puis se stoppa net en voyant que la lumière prit la
forme d’une magnifique jeune femme. La lumière disparut
et mes yeux ne mirent que quelques secondes à
s’habituer à l’obscurité.\\
J’étais trop excité à la vue de ma première divinité,
car pour moi ça ne pouvait être quelque chose ou
quelqu’un d’autre.\\
A mon grand damne la jeune femme n’était pas nue, elle
était habillé d’une robe blanche et d’un bleu cyan. La
robe se posait délicatement sur l’eau alors que la
jeune femme avançait, sans marcher vers la rive.
Elle se stoppa à un petit mètre seulement du musicien,
lui prit la main et prit l’instrument. Il ne protesta
pas, lui qui n’avait jamais voulu me la prêter, lui qui
dormait chaque nuit avec, donnait son instrument sans
aucune résistance.\\
La femme-plume si je puis m’exprimer ainsi porta
l’instrument à sa bouche. Le son qui en sortit nous
fîmes tomber à genoux. L’extase d’une musique si
pénétrante me fit perdre la notion du temps. Lorsque je
repris totalement mes esprits, l’aube se pointait.\\
J’avais écouté la femme-plume jouer toute la nuit sans
m’en apercevoir. J’étais ensorcelé par cette musique si
pure, si douce et si irréelle.
Prenant conscience de mon état, je mis quelques minutes
à me relever. Essayez, vous ! De passer six ou sept
heures à genoux et vous verrez si il est facile ou pas
de se mettre debout.\\
En m’aidant de l’arbre qui me cachait pour me relever,
mon regard se posa sur le couple de musiciens qui était
entrain de discuter. Enfin discuter est beaucoup dire,
elle seule parlait. Hélas bien trop loin pour
l’entendre je ne pus me repaître de ses paroles.\\
Soudain dans un éclat de lumière qui me fit fermer les
yeux elle disparut.
Vous me connaissez pour la plupart et vous vous doutez
de ma réaction… Non je n’ai pas pris mes jambes à mon
cou petit garnement… Je me suis rapproché du lac,
désireux de savoir ce qu’elle lui avait dit. Me sentant
arriver d’un pas défaillant, le jeune homme tourna la
tête et esquissa un sourire lorsqu’il m’aperçut.\\
Quelques minutes plus tard nous étions les bras l’un de
l’autre comme deux cul de jattes à qui on avait rendu
leurs jambes. Soudain, il se mit à pleurer. Ne sachant
que faire à ce moment là, je lui demandai s’il
souffrait des jambes ou même du dos. Il savait que je
connaissais des sorts de soins et qu’il suffisait qu’il
me demande pour que je le soigne. Mais au lieu de ça,
il me dit d’une petite voix qu’elle était plus belle
que dans ses rêves et qu’elle avait réalisé son rêve.\\
Me moquant de lui je repris « mais ton rêve est de
devenir le plus grand des musiciens et non de
rencontrer une femme-plume ».Tout sourire dehors, il
releva la tête et arrêta de pleurnicher, mon petit
frère me regarda droit dans les yeux puis porta son
instrument à la bouche.\\
Le son qui en sortit ne fut pas le même qu’avant, il ne
fut pas non plus comme celui de la femme-plume, il
était, autre, mais tout aussi merveilleux. Mes jambes se
coupèrent je tombai à genoux pour la seconde fois. Mon
frère recula et tout en continuant à jouer, il partit
par le petit sentier qui longeait le lac et qui partait
vers le sud. La musique devint inaudible mais je ne pus
me relever. Le soleil lui par contre se leva, le vent
se remit à souffler et du bruit se fit entendre dans le
sentier. Ce ne fut pas mon frère, les hommes avaient
des barbes et se baladaient avec des cannes à pêche.\\
Ils m’aidèrent à me relever et me raccompagnèrent chez
moi.
Je ne l’ai jamais revu depuis, et il me manque parfois.
Je sais qu’il est vivant mais je ne sais quels choix
guident ses pas. Alors faite très attention mes amis.\\
Il existe dans nos contrées un homme qui peut par un
simple air de musique, vous mettre à genoux…"
===== Ôde à Faun =====
//**Anonyme**//
Si par hasard l'un de nous t'approche\\
Garde donc un oeil sur tes poches\\
Mais réjouis-toi ô voyageur\\
Car ton malheur fait notre bonheur\\
Moitié vivants, moitié ombres\\
Nul ne connait notre nombre\\
Nous surgissons tout en douceur\\
Et disparaissons en vapeur\\
Dans la nuit un soupir étouffé\\
Est-ce un rêve, un fantôme, une fée ?\\
En tout cas si ce bruit vous effleure\\
Ce n'est surement pas un voleur\\
Braves mais jamais téméraires\\
Rien chez nous n'est suicidaire\\
Mais ne croyez pas que nous ayons peur\\
Car se joue du dragon le voleur\\
Nous dédaignons les besogneux\\
Fonctinnaires peu audacieux\\
Nous n'avons pas les mêmes valeur\\
Nous ne sommes que des voleurs\\
Du fond des mines aux hauteurs du volcan\\
Du fond des bois à l'océan\\
Fortains démons ou prédateurs\\
Rien ne peut stopper les voleurs\\
Et toujours après les batailles\\
Il est l'heure de la ripaille\\
Et personne jamais ne nous pleure\\
Car jamais l'un de nous ne meure\\
Ne nous croyez pas invulnérables\\
Même d'entre nous le plus redoutable\\
Reste un être doté d'un cœur\\
Pas forcément calculateur\\
===== Le Papillon =====
//**Par Maicifretny**//
C'est l'histoire d'un papillon\\
D'un papillon à la beauté multicolore\\
Qui volait virevoltait dans le ciel bleu\\
Et derrière\\
Derrière le papillon qui allait nulle part\\
Un humain qui courrait\\
En battant des bras seulement pour battre des bras\\
En battant des bras parce que ça lui chantait\\
Et derrière l'humain libre\\
Un filet\\
Et le filet emprisonna l'humain\\
Et lui arrêta de battre des bras parce que c'était trop dur\\
Trop dur de les battre sans raison\\
Alors il commença à penser et à analyser\\
Analyser toutes ses actions et ses pensées\\
Son coeur s'alourdit il se prit trop au sérieux\\
Et quand il fut trop lourd son coeur\\
Il s'arrêta\\
Une aiguille le transperça\\
Et on le plaça dans une exposition\\
La collection des humains qui ne volent plus.\\
" Le jour où je ne voudrai plus courir après les papillons, je serai prêt à mourir. "
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{{ divers/Papillons_Larousse_pour_tous_1907-1910.jpg|Papillons }}
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===== Ode à Deedlit =====
//**Par Arkkan**//
Tel un rayon de lumière tu as éclairé ma vie,\\
Des l'instant où de ta dague tu as failli me tuer,\\
J'ai alors compris qu'a jamais nos vies seraient unies,\\
De ce fait, pour toujours mon coeur sera envouté\\
Et que dire de quand, subitement, tu m'as malmené,\\
Si ce n'ai que j'ai été encore plus subjugué,\\
Par ta ô combien légendaire et formidable beauté\\
Ici, je te donne en présent ces quelques lignes,\\
Afin de te montrer à quel point je t'apprécie,\\
Et de t'encourager telle une contagion maligne,\\
A continuer à me montrer ainsi ta sympathie\\
Ô Deedlit, ton nom résonne sans cesse dans mon esprit,\\
A chacun de mes souffles, à chacune de mes pensées,\\
Ta beauté, et ton sourire, tels une litanie,\\
Me reviennent en mémoire et me font espérer\\
Que, un jour nous pourrons, ensemble tous les deux,\\
Vivre de ces moments fantastiques et merveilleux,\\
Qui, à la vie, donne un sens lorsqu'on est amoureux.\\
===== Ode au poil =====
//**Par Kokopelli**//
//(Écrit le 28 Janvier 2010 - Lieu : BoisDoré)//
Sur la place du village de Boisdoré, un petit barde grimpe sur un tonneau, et sans se soucier de ce que pourrait penser le chaland, entreprend de se déshabiller, au vu et au su de tous !
Il ôte le haut de son vêtement, mais a tout de même la décence de conserver son pantalon. Ce petit bout d'homme aux oreilles pointues, au regard oblique, au dos bossu qui n'est plus dissimulé aux yeux de chacun, au chapeau enfoncé de guingois sur la tête, est également remarquable par l'impressionnante toison qui orne son torse : une forêt de poils sagement ordonnée, qui pointe également sur les épaules, et commence à s'étendre sur la bosse.
**"'Le poil' est le titre du poème qui suit,\\
Que je m'en vais conter pour tromper votre ennui."**
N'ayant cure de savoir si quelque regard de travers se pose sur lui, le barde écarte les bras, et entonne d'une voix étonnamment puissante pour un si petit être.
**"Au creux de mon nombril, mon préféré se niche,\\
Aggloméré avec quelques fibres laineuses."**
Le barde saisit dans son nombril une peluche de poils, qu'il hume délicatement, son visage exprimant une profonde extase.
**"Imbibée de sueur, odorante et soyeuse,\\
Que j'aime extraire cette précieuse bouliche !"**
Le barde délaisse alors sa peluche, et fronce les sourcils de manière exagérée, prenant ainsi une expression contrariée bien visible malgré son grand chapeau.
**"Je déteste au contraire celui qui toujours\\
Se coince entre mes dents en plein effort buccal..."**
Le barde interrompt sa diction, et fait mine de retirer d'entre deux dents un poil fictif qu'il brandit devant l'assistance.
**"... Forçant l'interruption de ce plaisir labial\\
Pour aller extraire ce petit tue l'amour !"**
Jetant au loin le fictif impétrant, le barde prend alors une pose héroïque, les mains posées sur les hanches, un pied en avant sur le rebord du tonneau.
**"Ma fierté est mon chef, long de dix centimètres,\\
Qui fièrement s'érige sur mon téton droit !"**
Illustrant son propos, le barde saisit effectivement un poil, bien réel celui-ci, qu'il tire doucement, prenant garde de ne pas l'arracher par mégarde. Ceux qui se tiennent assez près peuvent apercevoir ce poil, qui est à vrai dire de belle taille.
**"Sur mon torse velu, c'est lui qui fait la loi,\\
Et sur des milliers de troupes il règne en maître !"**
Le barde lâche son poil, et se lisse délicatement le torse au niveau du téton droit, afin de lui faire reprendre sa place. Il saisit alors le bord de son chapeau, le soulève d'un geste, et le jette à terre devant le tonneau, dévoilant ainsi une crinière aussi hirsute que ses poils sont dociles.
**"Sur mon crâne se dresse un parc d'attractions\\
Où s'ébattent gaiement non seulement des poux..."**
D'un geste ample, le barde passe fièrement sa main sur son torse, du cou jusqu'au bord de son pantalon.
**"... Mais aussi, grâce au pont entre pubis et cou,\\
Leurs cousins facétieux que sont les morpions !"**
Le barde écarte les deux bras, les paumes grandes ouvertes, dans un geste grandiloquent exprimant la fierté sans borne qu'il éprouve à arborer de la sorte son torse velu.
**"Ces poils qui me couvrent dans ma totalité\\
Sont les meilleurs témoins de ma virilité !"**
Achevant ainsi son ôde au poil, affichant un grand sourire satisfait, le barde s'incline en secouant devant lui un chapeau imaginaire, le sien étant toujours à terre, au pied du tonneau, attendant peut-être l'obole d'un spectateur amusé par le poème.
===== Ou comment attirer l'attention - Chroniques présentes des temps oubliés =====
//**Par Azelun d'Aexarn**//
//(Écrit le 16 Novembre 2007 - Lieu : BoisDoré)//
Il sortit tranquillement de la taverne avec pour seul bagage sa Harpe
sous le bras. Il fit quelques pas comme s'il cherchait à se remettre
d'un bon repas et trouva une bonne place au soleil. Il regarda les
gens présents et d'un sourire léger, se mit à jouer un peu de musique
en pinçant les cordes de la Harpe.
Bel instrument à la sombre couleur ébène ponctuée de points dorés qui
pour plus avertis pouvaient capter des entrelacs rappelant peut être
des runes. Mais pour l'heure, la beauté des notes cristallines
envahissaient la place et berçaient les sens d'une douceur
extraordinaire...
Il sembla avoir attendu la présence de son apprntie pour lui
permettre d'écouter. Ce fut alors le commencement d'un air plus
mélodieux mais aussi un air grave, posé et dont les notes donnaient
frissons tant par la beauté des notes mais par le ton grave de sa voix
qu'il prit alors :
//[Sur l'air du chant des partisans]//
"Ami, entends tu le réveil des dragons dans la plaine\\
Ami, connais tu la raison qui les pousse à la haine ?\\
On parle d'une guerre qui eut lieu à l'aube des temps et des âges\\
Ami, entends tu le blizzard qui souffle avec rage
Oyez Odyssée, érudits et chevaliers, prenez garde\\
Rôdeurs, écoutez les chroniques racontés par les bardes,\\
Enfants des Anciens Dragons brisent leurs chaînes passées\\
Des siècles de ruse ébranlés par totem sacré
Ce jour la lumière sera faite sur l'essence de ce mythe\\
Huit Vers Arcaniques endormis par subtil et sombre rite\\
Ce jour Odyssée connaîtra la cause du sang et du conflit\\
Un orbe dérobé aux arcanes envoyées dans l'oubli
Ami, entends tu la complainte du barde qui t'avertit\\
A l'aube du jour renaîtra les vieux dragons de l'oubli\\
Demain soit trouvé l'Orbe ancien disparu dans les limbes\\
Chantez répétez vérité que ces notes les nimbent"
L'air changea et sur le ton de la narration accompagné de notes,
résonnèrent ces paroles autres :
"Que brûle son feu ardent\\
Bruleur d'âmes, d'enfants\\
FUEGO le Flamboyant
Que prospèrent sous ces cieux\\
Fils qui accomplit les voeux\\
DAEAR, le généreux
Les bourrasques en temps venteux\\
Viendront enfants tumultueux\\
D'OURANOS le tempétueux
Par le Totem délivre\\
Celui qui invite à suivre\\
Enfant de SALV de givre
Existerait il de celle\\
Enfant de l'éternelle\\
De DAM l'Immortelle ?
De ruse et de Filou\\
Échappa-t-il au courroux\\
Des temps, nommant SHINKORU ?
Luisant aux écailles dorées\\
Fut progénitures bien-nés\\
De LUX l'Immaculé
Aux ténèbres corruptibles\\
Seront les fils horribles\\
De DUNKEL le terrible"
La mélodie se fit entêtante comme s'il voulait que les notes
s'imprègnent à travers les esprits et reprenant :
"Soit l'avènement des temps du Réveil arrivé\\
Partout en monts et par vaux et par Odyssée\\
Seront progénitures d'Ashura réveillés\\
Ainsi que leur ancestrales batailles menées
Soit l'avènement des choix à chacun destiné\\
De suivre les Enfants de chaque arcane livré\\
Ou de combattre alors ces dragons réveillés\\
Mais serait ce alors erreur option simplifiée
L'Ennemi de mes ennemis sont mes amis\\
S'apprête à être entendu fracas de conflits\\
Car se réveillent les Dragons étant endormis\\
Par la ruse, mais seront les alliances sauvant vies"
Il termina alors comme pour reprendre son souffle et laissa à chacun
les images de ce que ses mots évoquaient et sourit alors car sembla t
il, Aegil allait faire montre de présentation... Laissant son panache
au sol attendant l'obole d'un public peut être généreux !
===== Poème pour la Lune =====
//**Par Diona**//
{{divers/img/lune.jpg?150|Lune}}
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Le Soleil se levait pour contempler mon visage, alors que je lui cachais mon ombre aussi noire que mes pensées.\\
Son reflet sur ma lame produisait un éclat pur, tandis que le sang coulait dans la poussière qui le coagulait.\\
Et je m'écriais: "Viens, viens a moi, Astre du Jour", ce qu'il fit pour mon amour.\\
Assis face a moi, l'astre qui avait été roi, de la lame de mon ombre alors étirée autour du monde fût tue et tomba d'un trait dans sa tombe.
Car enfin, tant de lumière, si ce n'est que pour plaire... Ne vaut-il pas mieux les brumes lorsque l'on sert la Lune?
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===== Quand les elfes virevoltent... =====
//**Par Maicifretny**//
//(Écrit le 02 Avril 2007 - Lieu : Royaume des Morts)//
La forme indistincte d'elfe - ici, le lecteur pourrait se demander la manière de distinguer l'âme d'un elfe de toutes les autres âmes possibles, et la réponse n'est pas simple, il s'agit de voir la gracilité et la grâce d'une âme. En occurrence, l'âme d'un nain n'est jamais très bien sans son corps (le corps est comme une cave, pour un nain, et les dieux seuls savent comme ils aiment les caves), les hommes, eux, sans corps, sont portés vers un examen de conscience. Mais les elfes ? Ils sont plutôt portés à profiter de leurs mouvements, et gesticulent dans l'espace-temps avec une joie qui semble clandestine, mais qui ne doit pas l'être, enfin, sans quoi l'elfe en question serait un voleur de grand chemin, un saltimbanque sans permis de travail, enfin, on comprends bien sans autre exemple.
Pour revenir à ce que nous disions, donc, la forme indistincte d'elfe avait eu des mouvements contradictoires, au départ, elle s'était mise à virevolter-courir-penser autour de tous et chacun, puis l'âme s'était arrêtée, triste, tout de même, de ce qu'elle venait de perdre (rappelons-le, un joli corps d'elfe), mais encore, elle pensa à ce qu'elle pouvait gagner (revenir à la possibilité première, celle-là d'avant même la vie). Elle regagnait donc du mouvement.
Mais comme tout message réduit le nombre possible de message subséquent, déjà, l'existence de son âme était un problème pas banal du tout qui entravait le sens (et la possibilité, lui qui recherchait l'impossible) de sa quête (un peu folle, Il se l'était dit lui-même, et il L'écoutait, et au fond les deux se distinguaient peu, se confondaient, en un tout indigeste). L'incertitude le guettait - un moment, elle ne l'avait plus guetté, et la chose qui l'attendait, alors, c'était la déception. Mais l'incertitude renaissait à nouveau.
Et avec elle, comme nous l'avons dit, le mouvement.\\
Et les pensées.\\
Et les paroles.
Une espèce de fausse renaissance, une re-naissance d'adulte à adulte, pas d'enfant dans tout ça, malheureusement, ni de conception (les âmes enfantent-ils ?).
Il se "dirigea" près d'Uniforas, et tournoya autour de lui, comme une réponse à sa question. "Il" ? "Il" est ce qui tournoie autour de nous sans que nous le voyons (l'elfe tournoyait), "Il", c'est ce qui nous constitue, mais également ce qui ne nous constitue pas, "Il", c'est l'essence (oui, il parlait d'essence à toutes ces essences d'êtres), de toute chose, "Il" est ce qui nous parle, mais que nous n'entendons jamais, "Il" est ce qui n'existe pas, c'est l'impossible qui se renouvelle sans-cesse dans un mouvement magnifique de va-et-viens, "Il", c'est le choix que tu dois faire, "Uniforas", tu dois faire le choix d'être ou de ne pas être, total ou pas, fini ou pas, d'avoir conscience, ou pas, c'est là ton choix, ton choix, au-delà de la prière, et delà même de ton existence, et la question posée, par "Il", ce n'est non pas qui il est, mais ce que toi, tu es, et ce que vous unit, pourquoi "Il" devient "Nous", et qui nous sommes, moi, toi, et toi et moi, ensembles, et séparés.
Nous sommes beaux, n'est-ce pas ?
Était-ce une réponse, cette espèce de narration, pas tout à fait un dialogue, pas tout à fait une action, pas tout une idée, quelque chose d'indistinct qui voulait pourtant dire quelque chose.
L'âme bougeait, virevoltait (elle accéléra son mouvement, quand Maffer arriva, quand Dumglin arriva, elle mimait peut-être des feux d'artifices, cette âme, pour donner la bienvenue à ces deux nains guerriers, mais encore, qui sait, qui sait ce que pense une âme d'elfe, beaucoup trop à l'aise dans ce genre de lieu)...
===== Un poème nourrissant =====
//**Par Alvaro de la Marca**//
Oh buffet garni\\
ne te cache pas de mes amis.\\
Ton parfum excite mes papilles\\
mais ces odeurs point me rassasient.\\
montre toi je t'en supplie\\
avant qu'Hotton ne s'enfuie.\\