====== Les oeuvres d'Aenor ====== ===== Dans la chapelle des magies ===== {{ divers/aenor/lune.jpg?300|Rayon de Lune}} Dans un rayon de lune,\\ Une pâle figure,\\ Dans la brume,\\ Un murmure. Dans la majestueuse chapelle\\ Des magies\\ Le silence\\ Et l’oubli. Dans les pierres et les vitraux,\\ Un grand mal,\\ Pas un mot,\\ Seul un râle. Un enfant se tient là,\\ Affaibli,\\ Dans le froid,\\ Des maudits. Il a lu des lignes enchantées,\\ D’un sort,\\ Il ne peut parler,\\ Pas encore. Des êtres sont autour de lui,\\ Rassemblés,\\ Ils prient,\\ Inquiets. Une femme à l’allure éthérée,\\ Tend la main,\\ Semble méditer,\\ Ne dit rien. Un jeune moine se sacrifie,\\ Pour l’enfant,\\ En lisant,\\ L’ouvrage maudit. La folie l’enchaine dans un rire maléfique\\ Aux accents magiques,\\ Obscurcit,\\ Son esprit. Il lutte contre le mal qui l’envahit,\\ Dans la folie,\\ Il perd,\\ Tout repère. Les êtres rassemblés unissent leur magie,\\ Priant la belle Minuit,\\ En chœur,\\ Des heures. Des mains s’unissent et des mots\\ Se mêlent\\ D’un écho\\ Sempiternel. Après de longues heures le mal disparait\\ La chapelle,\\ Éternelle,\\ Renaît. ===== Les chevaliers ===== {{ divers/aenor/chevalier.jpg?300|Chevaliers}} L’épée brillante et le heaume ajusté\\ Ils s’en vont fiers, dans l’aube juste éclose\\ Dans les brumes épaisses d’un ciel voilé\\ Sur leur blason la lyre, les armes et la rose Passe leur parade majestueuse,\\ D’un pas lancinant au chant des trouvères\\ Leurs pensées de gloire s’envolent rêveuses\\ Dans le froid du matin où s’insinue la guerre Encor longtemps subsistent les échos\\ De leurs pas mesurés sur le chemin\\ Brandissant les couleurs de leurs drapeaux\\ Vers le théâtre de leur glorieux destin ===== Nostalgie en Brumevent ===== {{ divers/aenor/brumes.jpg?300|Brumes}} Sous les voiles du temps, s’éteignent les murmures\\ Des armes s’entrechoquant, dans un manteau de brume\\ Ne restent que les ruines d’inexpugnables murs\\ Inondés par des torches qui timidement s’allument. Les fastes de l’ancien monde subsistent encor pourtant\\ Des lambeaux d’une splendeur que l’on chantait naguère\\ Comme s’éveillent toujours les fleurs au printemps\\ L’espoir reparaît là où tout semblait désert. L’ombre sempiternelle d’une nuit qui s’achève\\ Brise la noire torpeur, les lames émoussées\\ Fait renaître à ce jour, l’éclat de ces épées\\ Des chevaliers perdus, dont la gloire se relève. Que luisent par les mots, des bardes et par l’épée\\ La splendeur d’un royaume que le temps a fanée\\ Qu’elle renaisse de ses cendres, dans un éclat puissant\\ Qu’elle loue à tout jamais, la gloire de Brumevent. ===== Ode à Shanya ===== **S**ainte gardienne des mots dans la beauté des vers\\ **H**abitée par le chant, les notes des trouvères\\ **A**sile des artistes jusqu’aux confins du monde\\ **N**’ayant d’autres desseins que de délier leur lyre\\ **Y** a-t-il en leur songes ode que tu n’inspires ?\\ **A**brite en ta lumière leurs âmes vagabondes. ===== Un violon Brumois… ===== {{ divers/aenor/violon_aenor.png|Violon}} Bel instrument aux doux reflets,\\ Ouvrage fin et précieux né\\ De la splendeur du comté… Chante, écoute la voix ténue\\ Des muses arrachées au trépas\\ Délie leurs songes amoureux\\ Laisse résonner leurs voix. Chante le courage de ces guerriers\\ Revenus d’un noir séjour\\ Et la fougue de leurs épées\\ Majestueuses dans l’éclat du jour. Chante la dame aux yeux d’azur\\ L’éclat de sa beauté altière\\ La belle maitresse de ces murs\\ Aux cheveux baignés de lumière. Chante les serments prononcés\\ Par les voix graves et solennelles\\ De jeunes et braves écuyers\\ Jurant allégeance au castel. Chante le repas partagé\\ Par les convives réunis\\ Libère un instant leur esprit\\ Que le tourment a enivré. Chante les promesses déclamées\\ Par l’homme qui offre désormais\\ Son âme à la chevalerie\\ Et qui par le cœur s’est uni…