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 ===== Brumevent ===== ===== Brumevent =====
  
-Hôtes des Brumes, je vous souhaite le bonjour. +{{:background:brumevent.jpg?500|}}
-Je me nomme Mandragor, humble troubadour. +
-Je sais que ma parole ne vaut pas de l'or, +
-mais voudrais qu'elle vous apporte réconfort.+
  
-Je serais bientôt parmi vous chantantrimant, +Hôtes des Brumes, je vous souhaite le bonjour.\\ 
-bien qu'auprès de vous je ne sois que débutant+Je me nomme Mandragorhumble troubadour.\\ 
-Ainsi je voudrais voir Azelun mon ami+Je sais que ma parole ne vaut pas de l'or,\\ 
-afin de devenir son premier apprenti.+mais voudrais qu'elle vous apporte réconfort.\\
  
-Après un longfastidieux mais plaisant travail+Je serai bientôt parmi vous chantantrimant,\\ 
-je pourrais enfin tel magnifique vitrail, +bien qu'auprès de vous je ne sois que débutant.\\ 
-illuminer vos coeurs de splendides couleurs+Ainsi je voudrais voir Azelun mon ami,\\ 
-Je sais que bien dur pourrait être mon labeur,+afin de devenir son premier apprenti.\\
  
-Mais j'aime rimer plus qu'un charmant chérubin. +Après un long, fastidieux mais plaisant travail,\\ 
-Ceci donc sera mon si mélodieux destin. +je pourrais enfin tel magnifique vitrail,\\ 
-Hôtes des Brumes, je vous souhaite le bonjour+illuminer vos coeurs de splendides couleurs.\\ 
-Je me nomme Mandragorsimple troubadour.+Je sais que bien dur pourrait être mon labeur,\\
  
-===== Ode à Orphandilia =====+Mais j'aime rimer plus qu'un charmant chérubin.\\ 
 +Ceci donc sera mon si mélodieux destin.\\ 
 +Hôtes des Brumes, je vous souhaite le bonjour.\\ 
 +Je me nomme Mandragor, simple troubadour.\\
  
-Un bel oisillon volait dans le ciel, +===== La Baie =====
-Cherchant un noble endroit où se poser. +
-Ayant traversé bien vastes contrées, +
-Se posa sur un arbre enduit de miel.+
  
-Se délectant du si précieux nectar, +{{:background:baie1.gif|}}
-Il en oublia l’heure du départ.+
  
-Tôt le soleil à l’horizon tomba+La blancheur si douce de ton visage fin,\\ 
-Mais le pauvre oisillon ne put partir+telle des flocons en un voile de satin,\\ 
-Ses pattes restaient collées à la cire+ne cache à peine ta pauvre fragilité.\\ 
-Il dut attendre le jour dans le froid.+Que faites vous donc, habitants d'Odyssée?\\ 
 +Allez aider cette belle dame Blanche,\\ 
 +pour qu'en son visage dont vous êtes si proches,\\ 
 +rayonne enfin la justice et la liberté.\\ 
 +Que faites vous donc, habitants d'Odyssée?\\ 
 +Cette belle dame Blanche ainsi aidée,\\ 
 +retrouvera la splendeur de sa jeunesse passée."\\
  
-Le lendemain alors, dans ce jardin, +===== Le mythe d'Eloïse et Sylvain =====
-Vint la belle comtesse aux douces mains.+
  
-Prise de pitié en voyant l’oison+Ô muse, je t'en prieconte moi cette histoire.\\ 
-Celle-citendrement, le dégagea+Un regard ou un motet je pourrai tout croire.\\ 
-Sur sa blanche main l’oisillon sauta, +N'est-ce pas toi quiau loindicte ma mémoire ?\\ 
-Dansant gaiementde bagues en boutons.+Je t'en supplie, conte moi encore cette histoire.\\
  
-Se perchant sur son épaule dénudée, +Deux noms délicats viennent déjà à l'esprit.\\ 
-Il commença doucement à chanter.+Eloïse et Sylvain seront nos deux amis.\\ 
 +Certains appellent ceci l'imagination.\\ 
 +Mais pour moi, ce n'est que le fruit de ta passion.\\
  
-« Tipitipp ! Tipitipipp ! » siffla-t-il. +Promis l'un à l'autre bien avant leur naissance,\\ 
-La comtesse passa la matinée+Comme deux chérubinsemplis d'insouciance,\\ 
-Très attentivement à l’écouter+Leur amour était pourtant lourd de vraisemblance.\\ 
-La beauté du chant était sans égale.+Voici leur récit, du premier jour, jusqu'à l'errance.\\
  
-Seule Orphandiliasans difficultés+Dès que partout leur naissance fut annoncée,\\ 
-Pouvait par sa grâce rivaliser.+la date du mariage fut décidée\\ 
 +Deux grandes familleslors ne formaient plus qu'une\\ 
 +On installa le banquet sous la pleine lune.\\
  
-Après un ultime chant majestueux, +Alors qu'on festoyait, le ciel s'obscurcit\\ 
-Orphandilia le cœur gros de regrets, +Ô mauvais présage, de sombre il se couvrit.\\ 
-Rendit à l’animal sa liberté+L'éclipse terminée, chacun rentra chez lui\\ 
-L’oison vola alors vers d’autres cieux.+seuls restaient les parents, au milieu de la nuit\\
  
-La comtesse pleurantrentra vers le donjon+Ils craignirent anxieux un quelconque malheur.\\ 
-En pensant à son magnifique compagnon.+Mais rien ne se passapour leur plus grand bonheur.\\ 
 +Joie et félicitéjeux d'enfants et sourires\\ 
 +furent l'apanage des années qui suivirent.\\
  
-===== La Baie =====+Les enfants bien vite deviennent géant\\ 
 +ou plutôt adultes, sur un ton plus plaisant\\ 
 +La dix-huitième année de leur suave vie\\ 
 +Ils furent pris d'une fort curieuse envie\\
  
-La blancheur si douce de ton visage fin, +Parcourir le mondec'est ce qu'il désiraient\\ 
-telle des flocons en un voile de satin, +Mais leur parents inquietsguère n'obtempéraient\\ 
-ne cache à peine ta pauvre fragilité. +A cet âgeon ne supporte point l'ennui\\ 
-Que faites vous donchabitants d'Odyssée? +Alors ils fuirent à la faveur de la nuit.\\
-Allez aider cette belle dame Blanche, +
-pour qu'en son visage dont vous êtes si proches, +
-rayonne enfin la justice et la liberté. +
-Que faites vous donchabitants d'Odyssée? +
-Cette belle dame Blanche ainsi aidée+
-retrouvera la splendeur de sa jeunesse passée."+
  
-===== Le mythe d'Eloïse et Sylvain =====+De longues nuits durant, ensemble ils voyagèrent,\\ 
 +Longeant vastes contrées, qu’ils ne visitaient guère.\\ 
 +Leur but semblait ailleurs, mais point le ne trouvaient.\\ 
 +Alors, sans s’arrêter, autre part ils cherchaient.\\
  
-Ô museje t'en prie, conte moi cette histoire+L'excitation vite devint mélancolie,\\ 
-Un regard ou un mot, et je pourrais tout croire. +L'aventure laissant place à la nostalgie.\\ 
-N'est-ce pas toi quiau loindicte ma mémoire ? +Les rires et les chantsles paroles aimantes,\\ 
-Je t'en supplie, conte moi encor cette histoire.+Cessèrent au cours des traversées harassantes.\\
  
-Deux noms délicats viennent déjà à l'esprit. +Chevauchant leur monture, ils cherchèrent sans eau,\\ 
-Eloïse et Sylvain seront nos deux amis+Un quelconque lieu, toujours situé plus haut.\\ 
-Certains appellent ceci l'imagination. +Prise d'un mal soudainnotre amie fatiguée,\\ 
-Mais pour moice n'est que le fruit de ta passion.+Dans une taverne désira séjourner.\\
  
-Promis l'un à l'autre bien avant leur naissance+Portant sa charmante compagne à bout de bras,\\ 
-Comme deux chérubinsemplis d'insouciance, +Sylvain très inquietde l'aide demanda.\\ 
-Leur amour était pourtant lourd de vraisemblance+Mais personne n'osa détourner son regard\\ 
-Voici leur récitdu premier jour, jusqu'à l'errance.+Du pauvre malheureuxqui marchait au hasard.\\
  
-Dès que partout leur naissance fut annoncée+La nuit bientôt tombaplongeant dans l'inconscience,\\ 
-la date du mariage fut décidée +Les clients hagards au comble de la méfiance.\\ 
-Deux grandes familles, lors ne formaient plus qu'une +Une lampe à huile fut gentiment prêtée.\\ 
-On installa le banquet sous la pleine lune.+Afin d'éclairer faiblement sa bien-aimée.\\
  
-Alors qu'on festoyait, le ciel s'obscurcit +Une perle de sang coulait sur son visage,\\ 
-Ô mauvais présage, de sombre il se couvrit. +Longeant doucement ce merveilleux paysage.\\ 
-L'éclipse terminée, chacun rentra chez lui +Ce délicat pétale finit par tomber.\\ 
-seuls restaient les parents, au milieu de la nuit+On put voir alors le noir plancher s'embraser.\\
  
-Ils craignirent anxieux un quelconque malheur+Les badauds effrayés, en un pas s'échappèrent.\\ 
-Mais rien ne se passa, pour leur plus grand bonheur+Poussant dans leur courant, notre pauvre compère.\\ 
-Joie et félicité, jeux d'enfants et sourires +L'incendie fut intense : on ne trouva que cendres.\\ 
-furent l'apanage des années qui suivirent.+Sylvain désespéré insista pour en prendre.\\
  
-Les enfants bien vite deviennent géant +Son jeune cœur brisé désirait plus que tout\\ 
-ou plutôt adultes, sur un ton plus plaisant +Dans les océans les jeter aux cris des loups.\\ 
-La dix-huitième année de leur suave vie +Une tradition qu'il tenait à respecter.\\ 
-Ils furent pris d'une fort curieuse envie+Mais un vieil homme tâcha de l'en dissuader.\\
  
-Parcourir le monde, c'est ce qu'il désiraient +« Il n'y a point de moyen de lui rendre vie.\\ 
-Mais leur parents inquiets, guère n'obtempéraient +Mais vous pourrez toutefois revoir votre amie.\\ 
-A cet âgeon ne supporte point l'ennuie +S'il n'est pas tard encorevous saurez lui parler.\\ 
-Alors ils fuirent à la faveur de la nuit.+Mais ne tombez pas sous son charme elle vous tuerait.\\
  
-De longues nuits durant, ensemble ils voyagèrent+Suivez le vent du Nordjusqu'à une rivière.\\ 
-Longeant vastes contrées, qu’ils ne visitaient guère+Jetez les cendres au pied de la grande pierre.\\ 
-Leur but semblait ailleursmais point le ne trouvaient. +Son imagedans le courant, apparaîtra\\ 
-Alors, sans s’arrêterautre part ils cherchaient.+Partez donc maintenantelle vous attendra»\\
  
-L'excitation vite devint mélancolie+Le vieillard rassura le malheureux Sylvain,\\ 
-L'aventure laissant place à la nostalgie+D’un rapide geste paternel de la main.\\ 
-Les rires et les chants, les paroles aimantes+Après avoir remercié l'homme d’un sourire,\\ 
-Cessèrent au cours des traversées harassantes.+Notre ami ne pensait déjà plus qu'à partir.\\
  
-Chevauchant leur montureils cherchèrent sans eau+Longtemps il voyageal'espoir au fond du cœur.\\ 
-Un quelconque lieu, toujours situé plus haut+Mais les vents de lui se jouaient durant des heures,\\ 
-Prise d'un mal soudainnotre amie fatiguée, +Traînant et fatiguant le pauvre homme éploré.\\ 
-Dans une taverne désira séjourner.+Trop content de leur jeuencor plus fort soufflaient.\\
  
-Portant sa charmante compagne à bout de bras+Au comble du malheurnotre amant accablé,\\ 
-Sylvain très inquietde l'aide demanda+De son cheval au solse laissa écrouler.\\ 
-Mais personne n'osa détourner son regard +Aux cieux lors il cria : « Laissez moi donc tranquille ! »\\ 
-Du pauvre malheureuxqui marchait au hasard.+Rompu il s'évanouiten proie à grand péril.\\
  
-La nuit bientôt tombaplongeant dans l'inconscience+Sorti de sa torpeuril crut voir une femme.\\ 
-Les clients hagards au comble de la méfiance+Mais elle s'échappaaussi vite qu'une âme.\\ 
-Une lampe à huile fut gentiment prêtée. +Sylvain scruta le paysage autour de lui.\\ 
-Afin d'éclairer faiblement sa bien-aimée.+Il avait changé à la pâleur de la nuit\\
  
-Une perle de sang coulait sur son visage+Un filet d'eau coulait le long d’une colline,\\ 
-Longeant doucement ce merveilleux paysage+formant une marre d'allure cristalline.\\ 
-Ce délicat pétale finit par tomber. +Etait-ce cet endroit, tant et tant recherché ?\\ 
-On put voir alors le noir plancher s'embraser.+Qu'importe ! Sylvain la chance voulut tenter.\\
  
-Les badauds effrayés, en un pas s'échappèrent+Les cendres de son aimée dans l'eau il jeta.\\ 
-Poussant dans leur courant, notre pauvre compère+Une image trouble lors dans l’eau se forma.\\ 
-L'incendie fut intense : on ne trouva que cendres+Peu à peu, un doux visage se discerna.\\ 
-Sylvain désespéré insista pour en prendre.+La belle Eloïse bientôt des mots chanta.\\
  
-Son jeune cœur brisé désirait plus que tout +« Mon pauvre SylvainNous voilà donc séparés.\\ 
-Dans les océans les jeter aux cris des loups+As-tu oublié toutes nos années passées ?\\ 
-Une tradition qu'il tenait à respecter+Nous étions heureux , sans songer à partir.\\ 
-Mais un vieil homme tâcha de l'en dissuader.+Il n'y a qu'un seul moyen pour nous réunir.\\
  
-« Il n'y a point de moyen de lui rendre vie. +Approche mon aimé... Il te faut m 'embrasser...\\ 
-Mais vous pourrez toutefois revoir votre amie+N’aie pas peur mon ami... rien ne doit arriver...\\ 
-S'il n'est pas tard encor, vous saurez lui parler+Tu ne cours aucun risque... viens auprès de moi...\\ 
-Mais ne tombez pas sous son charme elle vous tuerait.+Bientôt nous ne serons qu 'une semblable voix..»\\
  
-Suivez le vent du Nord, jusqu'à une rivière+Ces mots résonnaient dans la tête de Sylvain.\\ 
-Jetez les cendres au pied de la grande pierre. +Par un geste innocent, il toucha de la main,\\ 
-Son imagedans le courant, apparaîtra +Ô combien le gracieux visage l 'attirait !\\ 
-Partez donc maintenantelle vous attendra»+Tout doucementses lèvres de l 'eau rapprochait.\\
  
-Le vieillard rassura le malheureux Sylvain+Sans prêter attention à ce qu 'il se passait,\\ 
-D’un rapide geste paternel de la main. +Sylvain entra dans l'eausans voir qu 'il se noyait.\\ 
-Après avoir remercié l'homme d’un sourire+On ne vit plus bientôt ,qu'un immobile corps.\\ 
-Notre ami ne pensait déjà plus qu'à partir.+Seuls les oiseaux troublaient le silence de mort.\\
  
-Longtemps il voyagea, l'espoir au fond du cœur+Deux ombres bientôt apparurent côte à côte.\\ 
-Mais les vents de lui se jouaient durant des heures+Elles se tenaient par la main tel douces notes,\\ 
-Traînant et fatiguant le pauvre homme éploré. +Qui sur une partition gaiement s'entremêlent,\\ 
-Trop content de leur jeu, encor plus fort soufflaient.+Pour ne former qu'une mélodie naturelle.\\
  
-Au comble du malheur, notre amant accablé+C'était l'histoire de jeunes âmes aimantes,\\ 
-De son cheval au solse laissa écrouler. +Qui ont su franchir les barrières imposantes,\\ 
-Aux cieux lors il cria : « Laissez moi donc tranquille ! » +Afin de s'aimermême au delà de la vie.\\ 
-Rompu il s'évanouiten proie à grand péril.+Voici donc les justes héros de ce pays.\\
  
-Sorti de sa torpeur, il crut voir une femme. 
-Mais elle s'échappa, aussi vite qu'une âme. 
-Sylvain scruta le paysage autour de lui. 
-Il avait changé à la pâleur de la nuit 
  
-Un filet d'eau coulait le long d’une colline+===== Ode à Orphandilia ===== 
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-Etait-ce cet endroittant et tant recherché ? +<TABLE CELLSPACING="10" CELLPADDING="25"> 
-Qu'importe ! Sylvain la chance voulut tenter.+<TR><TD> 
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 +Un bel oisillon volait dans le ciel,\\ 
 +Cherchant un noble endroit où se poser.\\ 
 +Ayant traversé bien vastes contrées,\\ 
 +Se posa sur un arbre enduit de miel.\\
  
-Les cendres de son aimée dans l'eau il jeta. +Se délectant du si précieux nectar,\\ 
-Une image trouble lors dans l’eau se forma. +Il en oublia l’heure du départ.\\
-Peu à peu, un doux visage se discerna. +
-La belle Eloïse bientôt des mots chanta.+
  
-« Mon pauvre Sylvain. Nous voilà donc séparés. +Tôt le soleil à l’horizon tomba,\\ 
-As-tu oublié toutes nos années passées ? +Mais le pauvre oisillon ne put partir,\\ 
-Nous étions heureux sans songer à partir+Ses pattes restaient collées à la cire.\\ 
-Il n'y a qu'un seul moyen pour nous réunir.+Il dut attendre le jour dans le froid.\\
  
-Approche mon aimé... Il te faut m 'embrasser... +Le lendemain alors, dans ce jardin,\\ 
-N’aie pas peur mon ami... rien ne doit arriver... +Vint la belle comtesse aux douces mains.\\
-Tu ne cours aucun risque... viens auprès de moi... +
-Bientôt nous ne serons qu 'une semblable voix..»+
  
-Ces mots résonnaient dans la tête de Sylvain. +Prise de pitié en voyant l’oison,\\ 
-Par un geste innocentil toucha de la main, +Celle-citendrement, le dégagea.\\ 
-Ô combien le gracieux visage 'attirait ! +Sur sa blanche main l’oisillon sauta,\\ 
-Tout doucementses lèvres de l 'eau rapprochait.+Dansant gaiement, de bagues en boutons.\\
  
-Sans prêter attention à ce qu 'il se passait+Se perchant sur son épaule dénudée,\\ 
-Sylvain entra dans l'eau, sans voir qu 'il se noyait. +Il commença doucement à chanter.\\
-On ne vit plus bientôt ,qu'un immobile corps. +
-Seuls les oiseaux troublaient le silence de mort.+
  
-Deux ombres bientôt apparurent côte à côte+« Tipitipp ! Tipitipipp ! » siffla-t-il.\\ 
-Elles se tenaient par la main tel douces notes+La comtesse passa la matinée,\\ 
-Qui sur une partition gaiement s'entremêlent, +Très attentivement à l’écouter.\\ 
-Pour ne former qu'une mélodie naturelle.+La beauté du chant était sans égale.\\
  
-C'était l'histoire de jeunes âmes aimantes, +Seule Orphandiliasans difficultés,\\ 
-Qui ont sut franchir les barrières imposantes+Pouvait par sa grâce rivaliser.\\
-Afin de s'aimer, même au delà de la vie. +
-Voici donc les justes héros de ce pays.+
  
-===== Ode à un lâcheou Que tous connaissent Estrian... =====+Après un ultime chant majestueux,\\ 
 +Orphandilia le cœur gros de regrets,\\ 
 +Rendit à l’animal sa liberté.\\ 
 +L’oison vola alors vers d’autres cieux.\\
  
 +La comtesse pleurant, rentra vers le donjon,\\
 +En pensant à son magnifique compagnon.\\
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 +{{divers/blasons/comtesse_armoiries.png?150|Armoiries de la Comtesse de Brumevent}}
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 +
 +===== Ode à un lâche, ou Que tous connaissent Estrian... =====
  
-Voyez mes amis, en ce monde jeune encore, +Voyez mes amis, en ce monde jeune encore,\\ 
-plusieurs hommes s'affrontent usant de leurs corps, +plusieurs hommes s'affrontent usant de leurs corps,\\ 
-afin de défendre, par tout moyen valable, +afin de défendre, par tout moyen valable,\\ 
-leur cause que tous pensent juste et véritable.+leur cause que tous pensent juste et véritable.\\
  
-Là n'est point la question : ce serait difficile. +Là n'est point la question : ce serait difficile.\\ 
-Bien ou Mal, deux notions ô combien trop subtiles. +Bien ou Mal, deux notions ô combien trop subtiles.\\ 
-Chacun de leur côté, ces hommes font aux mieux +Chacun de leur côté, ces hommes font au mieux\\ 
-pour être de bons combattants loyaux et pieux.+pour être de bons combattants loyaux et pieux.\\
  
-Cependant certains point ne respectent cela. +Cependant certains point ne respectent cela.\\ 
-Ces hommes que l'on nomme volontiers goujats+Ces hommes que l'on nomme volontiers goujat,\\ 
-rustre ou impertinent, sont malheureusement +rustre ou impertinent, sont malheureusement\\ 
-partie conséquente de notre continent.+partie conséquente de notre continent.\\
  
-Sous diverses formes, ces fripouilles se cachent. +Sous diverses formes, ces fripouilles se cachent.\\ 
-On ne puit les appeler que par un mot : lâches. +On ne puit les appeler que par un mot : lâches.\\ 
-Cet homme que tout le monde nomme Estrian, +Cet homme que tout le monde nomme Estrian,\\ 
-n'est pas de son parti, le seul représentant.+n'est pas de son parti, le seul représentant.\\
  
-Pourtant, c'est à lui qu'est dédié ce poème, +Pourtant, c'est à lui qu'est dédié ce poème,\\ 
-car il ose ses faits déclarer le jour même. +car il ose ses faits déclarer le jour même.\\ 
-Prenez donc garde vous qui vous reconnaissez ! +Prenez donc garde vous qui vous reconnaissez !\\ 
-D'autres que moi un jour, conteront vos méfaits.+D'autres que moi un jour, conteront vos méfaits.\\
  
-Le pauvre bougre se bat avec une enfant, +Le pauvre bougre se bat avec une enfant,\\ 
-car il n'est point capable d 'affronter les grands. +car il n'est point capable d 'affronter les grands.\\ 
-Il n’estime point l'âge de ses adversaires : +Il n’estime point l'âge de ses adversaires :\\ 
-Il attaquerait sans remord une grand-mère.+Il attaquerait sans remord une grand-mère.\\
  
-Alors qu'Anathemna cherchait à l'arrêter, +Alors qu'Anathemna cherchait à l'arrêter,\\ 
-contre elle de noire magie choisit d'user. +contre elle de noire magie choisit d'user.\\ 
-Toujours à l'abri d' une importante puissance, +Toujours à l'abri d' une importante puissance,\\ 
-il s'en alla rieur, au bord de la jouissance.+il s'en alla rieur, au bord de la jouissance.\\
  
-Ses adversaires point ne daigne respecter. +Ses adversaires point ne daigne respecter.\\ 
-Usant de coups sournois d'insultes renforcés, +Usant de coups sournois d'insultes renforcés,\\ 
-il critique aisément ses pauvres ennemis, +il critique aisément ses pauvres ennemis,\\ 
-qui eux par noble serment aux lois sont soumis.+qui eux par noble serment aux lois sont soumis.\\
  
-Tel un caméléon, il change d'apparence, +Tel un caméléon, il change d'apparence,\\ 
-au gré des nombreux lieux où il cherche pitance. +au gré des nombreux lieux où il cherche pitance.\\ 
-Dans son lourd grimoire sans doute aucun anonyme, +Dans son lourd grimoire sans doute aucun anonyme,\\ 
-maîtrise-t-il nombre de sorts fort antonymes.+maîtrise-t-il nombre de sorts fort antonymes.\\
  
-Habitants d 'Odyssée, que vous soyez gentils, +Habitants d 'Odyssée, que vous soyez gentils,\\ 
-méchants, noirs ou bien blancs, cessez donc vos conflits , +méchants, noirs ou bien blancs, cessez donc vos conflits ,\\ 
-un court instant peut être afin que tous ensemble, +un court instant peut être afin que tous ensemble,\\ 
-arrêtiez ces hommes qui tous au fond d'eux tremblent.+arrêtiez ces hommes qui tous au fond d'eux tremblent.\\
  
-Ces hommes qui tremblent à l'abri de leur coeur de verre, +Ces hommes qui tremblent à l'abri de leur coeur de verre,\\ 
-car ils savent qu'un jour leur secret sera découvert. +car ils savent qu'un jour leur secret sera découvert.\\ 
-Là, tout le peuple d'Odyssée saura la vérité. +Là, tout le peuple d'Odyssée saura la vérité.\\ 
-Dès ce moment, les jours de ces rustres seront comptés.+Dès ce moment, les jours de ces rustres seront comptés.\\
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