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La Pyramide
Vaste étendue aride de sable et de rocaille sans cesse balayé par les vents violents et les tempêtes s'y enfoncer est souvent synonymes de mort.
Non seulement des créatures venimeuses et dangereuses y rôdent mais surtout la soif et le soleil se font un ennemi imparable et impartiale.
Peu en réchappe et les rares personnes qui y parviennent doivent alors composer avec les imprévisibles nomades car il s'agit là de leur domaine.
Une croyance nomade transmise de génération en génération raconte que les âmes des défunts remontent le Mnevis à contre-courant, jusqu'à atteindre sa source, qui est source de toute vie, et qu'une fois arrivés là, après avoir vécu leur vie à rebours, ils continuent leur voyage vers l'au-delà, lavés de toute impureté, pour en démarrer une nouvelle dans le Royaume d'Hôrosis.
Le Mnevis est à l'origine et au terme de toute vie terrestre, et pour cela il est sacré.
Aux abords de Balamoun sont installés plusieurs camps nomades, points de regroupement pour ces habitants du désert qui refusent de se sédentariser.
C'est là qu'ils viennent marchander avec les caravaniers de passage, en préparation de leur errance interminable dans le désert, ponctuée de temps à autres par une pause dans ces camps, ou dans une oasis nichée derrière une dune, à l'abri des regards et des convoitises.
Les nomades sont un peuple fier et secret.
Si l'hospitalité est le maître mot à Balamoun, les nomades, eux, n'ont de respect que pour ceux qui affrontent le désert les yeux dans les yeux, avec humilité. Leurs coutumes sont parfois étranges aux yeux des citadins, et bien malvenu serait le voyageur qui manquerait de respect à un nomade, même par inadvertance.
Comme l'a dit très justement un jour un garde de Balamoun à un voyageur imprudent, “insultez un nomade, et c'est le désert tout entier qui se ligue contre vous”.
Les mines sont situées à l'ouest de la cité, là où le désert laisse place progressivement à un terrain plus rocailleux, en bordure des montagnes.
Des mineurs en extraient du minerai de fer que les caravaniers revendent ensuite à travers le continent.
Balamoun est une ville ancienne située sur les berges du fleuve Mnevis au milieu du désert et entourée d'une grande muraille de grès rouge, elle est une des cités les plus vastes et les plus riches du monde connu. C'est une plaque tournante du commerce puisqu'elle marque la jonction entre les terres de l'ouest, du sud et de l'Océan. On y trouve un souk regorgeant de marchandises de toutes origines et notamment des produits de luxe arrivés pour la plupart par le ports où font relâche les navires de toutes les contrées.
A l'origine la ville s'est développée autour d'une mystérieuse et antique Pyramide redécouverte il y de cela plusieurs siècles. Cet étrange monument remonte à l'âge où le Dieu Hôrosis vivait parmi les hommes faisant de ce lieu un endroit sacré à jamais marqué de sa présence. Les fidèles du Dieu s'organisant en clergé s'établirent ici dans ce qu'ils nommèrent la Cité Sacrée au cœur même de la ville naissante faisant du Pharaon, élu d'Hôrosis le dirigeant de Balamoun et des environs.
La ville est haute en couleur et d'une architecture variée et complexe variant d'un quartier à l'autre.
Au cœur même de la ville cet immense complexe religieux concentre pouvoir séculaire et temporel. Protégée du monde extérieur et de la formidable clameur de la ville par une large enceinte la Cité Sacrée déploie une architecture unique avec ses grandes allées couvertes et une multitude de statues énigmatiques parfois gigantesques. On y trouve outre la grande Pyramide qui domine tout Balamoun, le Temple d'Hôrosis, le Pavillon des Embaumeurs et le Palais, centre décisionnel sous l'égide du Pharaon ou du Grand Vizir.
Situé dans le quartier riche une tour, immense, se dresse altière dans le ciel et projette son ombre sur la ville qui en semble écrasée. Elle abrite le mystérieux Ordre des Mages du Désert plus communément appelés les Mages Rouges. Ces maîtres des éléments du feu et de la terre dissimulent dans les spires et les dôme de cette Tour les secrets de leur puissance et tout un savoir occulte et étrange.
Bien que veillant scrupuleusement sur leur connaissance réservé aux seuls initiés, le rez de chaussé de la Tour est ouvert au public afin que les voyageurs puisse y trouver des renseignements et approfondir leurs pratique des arcanes notamment dans la bibliothèque qui leur est accessible.
Située dans le quartier des artisans, l'auberge du Sphinx d'Or est le point de rencontre des aventuriers qui bravent le désert et rejoignent la cité.
Coussins, narguilé, thé vert : le lieu se prête à une détente bienvenue après une traversée périlleuse, et l'aubergiste Telka sait faire preuve d'une hospitalité sans bornes - à condition d'y mettre le prix, bien entendu.
C'est d'ailleurs l'un des rares endroits où le voyageur lambda peut échapper au soleil de plomb qui tape sur la cité du matin au soir, et se prélasser à l'ombre, loin de l'agitation qui règne dans la cité, ce qui n'a pas échappé à l'aubergiste.
Les Thermes de Dracus sont l'établissement où rechercher un moment de détente loin des regards curieux des voyageurs qui se ruent au Sphinx d'Or.
Nombre de dignitaires y ont leurs habitudes.
Et l'on raconte dans les rues de Balamoun que c'est ici, entre un massage et un hammam, dans la moiteur opaque des vapeurs d'eau, que se décide l'avenir de la Cité.
Si le caravansérail est le lieu où arrivent les caravanes qui commercent avec le monde extérieur, le souk est l'endroit où s'approvisionnent les habitants de la cité. On y trouve de tout : des étals avec de la nourriture à profusion, des marchands de vêtements traditionnels du désert, des bibelots à profusion.
Explosion de couleurs chatoyantes, profusion de senteurs épicées : les marchandises y sont typiques du mode de vie si particulier des nomades et des habitants de Balamoun, contrairement à ce qu'on peut trouver dans le quartier des artisans, plutôt destiné à contenter le voyageur qui désire s'équiper pour repartir à l'aventure.
La foule est dense, et celui qui s'aventure dans le dédale de ruelles étroites de ce grand marché à ciel ouvert serait bien inspiré de garder un œil sur sa bourse, tant il est difficile pour la garde d'assurer dans cette cohue une surveillance efficace, sans même parler de se lancer à la poursuite d'un voleur à la tire.
Lieux exutoires par excellence de la violence pour les guerriers comme pour les spectateurs c'est dans une ambiance de fêtes que s'affronte ici les courageux.
Que cela soit contre des monstres divers et variés qu'entre adversaires de passage le spectacle est toujours assuré.
Dans l'arène une seule règle prévaut, par égard envers Hôrosis il n'y à jamais de mise à mort.
Dans le port de Balamoun, on aperçoit, lorsque la crue lui permet de remonter le cours du fleuve, les mâts de l'Invincible, le fier navire du capitaine Berkam.
Dans le cas contraire, ce sont des felouques qui naviguent sur ces eaux, leur fond plat leur permettant de circuler en toutes saison, même lorsque le niveau du fleuve est au plus bas.
Les voyageurs sont moins nombreux dans cette partie de la ville ; on y trouve surtout d'ancien esclaves qui travaillent durement, mais avec la satisfaction d'être libres, et de pouvoir contempler, même si ce n'est qu'en rêve, l'idée de s'embarquer à bord d'une de ces felouques, et de descendre le Mnevis jusqu'à rejoindre l'océan.
Il y a un quartier dans Balamoun, où l'architecture y est si variée, et si peu typique de la cité, qu'on aurait peine à se croire au beau milieu du désert, ne serait-ce l'ombre de la Pyramide qui plane sur ce quartier comme sur tous les autres.
Ceux qui ont décidé de s'y implanter, afin de concrétiser leur présence dans la cité, ont eu l'opportunité de donner à leur résidence le style de leur contrée d'origine.
L'architecture ici n'est pas le fait de Charos, et les voûtes et arcs brisés tant prisés par les riches promoteurs de la Baie qui ornent une splendide demeure côtoient une bâtisse lugubre à l'abandon où des mages oeuvrant à de sombres dessins sembleraient dans leur élément.
La place entière est ainsi juchée de constructions comportant des caractéristiques architecturales propres à diverses contrées du continent.