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Aux abords de Balamoun sont installés plusieurs camps nomades, points de regroupement pour ces habitants du désert qui refusent de se sédentariser. C'est là qu'ils viennent marchander avec les caravaniers de passage, en préparation de leur errance interminable dans le désert, ponctuée de temps à autres par une pause dans ces camps, ou dans une oasis nichée derrière une dune, à l'abri des regards et des convoitises. Les nomades sont un peuple fier et secret. Si l'hospitalité est le maître mot à Balamoun, les nomades, eux, n'ont de respect que pour ceux qui affrontent le désert les yeux dans les yeux, avec humilité. Leurs coutumes sont parfois étranges aux yeux des citadins, et bien malvenu serait le voyageur qui manquerait de respect à un nomade, même par inadvertance. Comme l'a dit très justement un jour un garde de Balamoun à un voyageur imprudent, “insultez un nomade, et c'est le désert tout entier qui se ligue contre vous”. |
Les mines sont situées à l'ouest de la cité, là où le désert laisse place progressivement à un terrain plus rocailleux, en bordure des montagnes. Des esclaves en extraient des matériaux que les caravaniers revendent ensuite à travers le continent. Du fait de la distance avec la cité, les esclaves qui travaillent dans la mine y vivent - et y meurent bien souvent. Si dans la cité, ils sont généralement relativement bien traités, ici, c'est le fouet du contremaître qui fait la loi. |
L'intense activité du caravansérail tranche avec la désolation du désert : des caravaniers qui préparent leurs chameaux à la prochaine virée dans les dunes, des marchands qui négocient le juste prix d'un tapis tressé à la main, un charmeur qui joue un air de flûte pour faire surgir d'un panier en osier un serpent de belle taille, une ribambelle de gamins en haillons qui viennent s'accrocher aux basques de l'étranger qui est pour eux promesse de richesses - tout ce petit monde évolue dans un va-et-vient incessant, sous le regard vigilant d'une patrouille de gardes, tout en témoignant d'une certaine nonchalance dans la cadence de la démarche, dans le rythme lancinant de la voix. La bienveillance de la population contraste sensiblement avec l'hostilité voilée des nomades des camps établis à quelque distance de la cité. |
Située dans le quartier des artisans, l'auberge du Sphinx d'Or est le point de rencontre des aventuriers qui bravent le désert et rejoignent la cité. Coussins, narguilé, thé vert : le lieu se prête à une détente bienvenue après une traversée périlleuse, et l'aubergiste Telka sait faire preuve d'une hospitalité sans bornes - à condition d'y mettre le prix, bien entendu. C'est d'ailleurs l'un des rares endroits où le voyageur lambda peut échapper au soleil de plomb qui tape sur la cité du matin au soir, et se prélasser à l'ombre, loin de l'agitation qui règne dans la cité, ce qui n'a pas échappé à l'aubergiste. |
Hébergée dans une grande tour qui surplombe le quartier riche de la ville, la Guilde des Mages du Désert abrite des secrets bien gardé. Les éléments du feu et de la terre sont l'apanage de ces mages qui ont appris à manipuler les éléments qui rendent le désert si dangereux pour le voyageur imprudent. Si le premier étage est accessible à tout voyageur curieux d'en savoir plus sur ces éléments, mais aussi sur la faune et la flore du désert, en consultant les ouvrages qui y sont précieusement gardés, les étages supérieurs sont réservés aux plus érudits, et renferment des trésors de connaissance dont la compréhension n'est pas à la portée de tous. |
Les Thermes de Dracus sont l'établissement où rechercher un moment de détente loin des regards curieux des voyageurs qui se ruent au Sphinx d'Or. Nombre de dignitaires y ont leurs habitudes, et l'on raconte dans les rues de Balamoun que c'est ici, entre un massage et un hammam, dans la moiteur opaque des vapeurs d'eau, que se décide l'avenir de la Cité. |
Si le caravansérail est le lieu où arrivent les caravanes qui commercent avec le monde extérieur, le souk est l'endroit où s'approvisionnent les habitants de la cité. On y trouve de tout : des étals avec de la nourriture à profusion, des marchands de vêtements traditionnels du désert, des bibelots à profusion. Explosion de couleurs chatoyantes, profusion de senteurs épicées : les marchandises y sont typiques du mode de vie si particulier des nomades et des habitants de Balamoun, contrairement à ce qu'on peut trouver dans le quartier des artisans, plutôt destiné à contenter le voyageur qui désire s'équiper pour repartir à l'aventure. La foule est dense, et celui qui s'aventure dans le dédale de ruelles étroites de ce grand marché à ciel ouvert serait bien inspiré de garder un œil sur sa bourse, tant il est difficile pour la garde d'assurer dans cette cohue une surveillance efficace, sans même parler de se lancer à la poursuite d'un voleur à la tire. |
Le pont qui traverse le Mnevis, reliant le quartier pauvre d'un côté, à la caserne érigée à l'une des entrées de la la Cité Sacrée de l'autre côté du fleuve, témoigne du génie de Charos et de la supériorité des techniques de construction des artisans de Balamoun. Ceux qui vivent dans les habitations de fortune du quartier pauvre, entassés les uns sur les autres, ne peuvent qu'admirer de loin la splendeur de la Pyramide, sans pouvoir espérer traverser un jour le chef d'oeuvre architectural qu'est le pont du Mnevis pour autre chose qu'être emmené aux cachots. |
Dans le port de Balamoun, on aperçoit, lorsque la crue lui permet de remonter le cours du fleuve, les mâts de l'Invincible, le fier navire du capitaine Berkham. Dans le cas contraire, ce sont des felouques qui naviguent sur ces eaux, leur fond plat leur permettant de circuler en toutes saison, même lorsque le niveau du fleuve est au plus bas. Les voyageurs sont moins nombreux dans cette partie de la ville ; on y trouve surtout d'ancien esclaves qui travaillent durement, mais avec la satisfaction d'être libres, et de pouvoir contempler, même si ce n'est qu'en rêve, l'idée de s'embarquer à bord d'une de ces felouques, et de descendre le Mnevis jusqu'à rejoindre l'océan. |
Il y a un quartier dans Balamoun, ou l'architecture y est si variée, et si peu typique de la cité, qu'on aurait peine à se croire au beau milieu du désert, ne serait-ce l'ombre de la Pyramide qui plane sur ce quartier comme sur tous les autres. Ceux qui ont décidé de s'y implanter, afin de concrétiser leur présence dans la cité, ont eu l'opportunité de donner à leur résidence le style de leur contrée d'origine. |
À en croire les rumeurs les plus folles, les prêtres d'Hôrosis seraient parvenus à déjouer la mort. À en croire les plus inquiétantes, c'est la Mort qui se serait joué d'eux, infestant les profondeurs de l'édifice de créatures plus mortes que vivantes, mais non moins redoutables. Certains viennent à Balamoun en espérant trouver dans la Pyramide les réponses à leurs questions ; encore faudrait-il que l'accès leur y soit autorisé, tant il est difficile de pénétrer dans la Cité Sacrée, qui n'ouvre pas ses portes au premier quidam venu, et même les héros les plus renommés du continent doivent montrer patte blanche pour être accueillis dans son enceinte. |
Blah blah |
Anciennement Archimage du désert, Angus a laissé sa place pour se consacrer au bien-être de sa cité. C'est un homme réfléchi dans ses propos et dans ses actions, apprécié de tous pour son sens de la diplomatie, sans doute l'atout le plus important pour celui qui gère les affaires courantes de la Cité, devant concilier les exigences du Pharaon, parfois incompréhensibles pour l'homme du peuple, et la réalité de la rue, qui raconte une autre histoire.
Le Harkebi est celui qui dirige la Garde de Balamoun, le corps armé chargé de la sécurité de la Cité et de ses dignitaires. Depuis le départ du dernier, Angus supplée à cette fonction de manière temporaire, mais la rumeur court dans la Cité qu'un garde auquel on prédit un brillant avenir serait pressenti pour reprendre cette charge.
Jil d'Artynsil est une femme gracieuse - du moins tant qu'elle n'ouvre pas la bouche, ses propos pouvant être aussi tranchants que sa flamberge. Jadis Prétorienne de la Garde de Balamoun, elle est revenue il y a peu dans la cité, après l'avoir quittée pendant de longues années. |
Charos n'a plus rien d'un jeune homme, et ses cheveux blancs ainsi que les creux de son visage témoignent d'une vie entière. Architecte reconnu et respecté, on raconte que ce vieil homme a oeuvré il y a bien longtemps maintenant à la reconstruction de la cité. Les édifices majestueux qui s'érigent à travers Balamoun sont la vitrine de son talent. Toujours prêt à transmettre son savoir, ses yeux pétillent lorsqu'un aspirant artisan le questionne sur son art, et il semble alors retrouver une seconde jeunesse. |
Dracus tient les Thermes, dans le quartier riche de Balamoun. C'est un homme distingué et délicat, maniéré diraient certains, réputé pour sa discrétion en toute chose, et pour la qualité de ses massages, à l'issue duquel même le plus coriace des Guerriers du Chaos deviendrait doux comme un agneau. |
Ali est un nomade, un vrai, de ceux qui refusent de se sédentariser. Mais il a depuis longtemps choisi d'étendre ses horizons, et son vagabondage le mène parfois sur les routes, bien loin de son désert natal, à la rencontre d'autres cultures, et à la recherche de qui voudra bien lui acheter ses briques et ses brocs. |